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Intervention de Joël Aviragnet

Séance en hémicycle du jeudi 4 mars 2021 à 15h00
Effets de la crise de la covid-19 sur les enfants et la jeunesse

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJoël Aviragnet :

Depuis presque un an, la France souffre d'une crise sanitaire et de ses répercussions économiques et sociales : un an que la pauvreté s'accroît en France et menace chaque jour un peu plus nos concitoyens les plus modestes ; un an que les alertes se multiplient et que les propositions se bousculent pour tenter d'apporter des solutions efficaces à la précarité des jeunes ; un an que nous sommes confrontés à un gouvernement qui fait la sourde oreille.

Alors que les files d'attente s'allongent devant les banques alimentaires, que des jeunes avouent à demi-mot qu'ils seraient prêts à faire les poubelles pour se nourrir si celles-ci n'existaient pas, le Gouvernement ne propose aucune mesure adaptée pour les aider. Alors que les étudiants souffrent de la fermeture des universités et du manque d'interaction sociale qu'elle entraîne, de la perte de leurs emplois étudiants, de difficultés financières et désespèrent de ne pas être entendus, le Gouvernement, notamment le ministère de l'enseignement supérieur, préfère se lancer dans la chasse aux sorcières de l'islamogauchisme.

Alors que les jeunes actifs peinent à entrer dans le marché du travail et à y rester, le Gouvernement tricote des solutions illusoires, qui ne répondent en rien au problème de l'insertion des jeunes. Entre l'affaiblissement des offres de formation et de l'apprentissage, et les mesures fiscales qui appauvrissent les moins de 25 ans, vos décisions ont conduit à cette situation alarmante.

Alors qu'en avril 2020, je proposais l'instauration de bons alimentaires pour les étudiants et apprentis boursiers, il aura fallu attendre neuf mois pour que le Gouvernement envisage de proposer des repas à un euro pour les étudiants. En revanche, il n'aura fallu attendre que deux mois pour que soit lancé un plan de sauvetage pour les grandes entreprises : ces délais révèlent les priorités du Gouvernement.

La situation des 18-25 ans est grave, alarmante, urgente. Elle est sur toutes les lèvres et divise jusque dans la majorité. Il est temps que le Gouvernement agisse et cesse de repousser systématiquement les propositions qui lui sont faites pour soutenir la jeunesse, dont la détresse psychologique et matérielle n'a jamais été aussi profonde.

1 commentaire :

Le 25/03/2021 à 11:21, Laïc1 a dit :

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", le Gouvernement, notamment le ministère de l'enseignement supérieur, préfère se lancer dans la chasse aux sorcières de l'islamogauchisme."

S'il y a un problème avec l'islamogauchisme, il doit être clairement identifié et dénoncé.

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

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