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Les possibilités de formation aux projets pédagogiques existent. Les crédits du Fonds d'innovation pédagogique et du Pacte enseignant donnent aux enseignants les moyens de mener des projets pédagogiques tels que les classes dehors. Avis défavorable.
Il est vrai que les logiques du premier et du second degré ne sont pas les mêmes. Les modalités de remplacement dans le premier degré prévoient des dispositions particulières, comme des classes élargies.
Vous nous dites par conséquent que les enseignants incorporant des élèves en plus dans leur classe recevront une rémunération supplémentaire ! Si c'est le cas, j'aimerais en informer nos collègues enseignants !
...gue Cécile Rilhac. Le régime de décharge d'enseignement pour les directeurs d'école a été renforcé et reconnu par la loi, et cela en dépit de la baisse démographique dans le premier degré. Cela traduit l'engagement de la Nation en faveur de l'amélioration des conditions d'exercice de ces fonctions. La rentrée 2021 a vu le renforcement des décharges des directeurs des écoles comprenant une à trois classes, ainsi que ceux des écoles élémentaires comprenant neuf à treize classes. Cela représente 695 ETP supplémentaire. Cette amélioration concernait près de 40 % des directeurs d'école. En 2022, la décharge a été augmentée d'un quart à un tiers pour les directeurs d'école de six et sept classes, et une décharge complète a été mise en place pour les directeurs d'école de douze et treize classes. La si...
Ces augmentations sont réelles sur le papier, mais pas sur le terrain, en particulier dans les petites écoles. Mme Cécile Rilhac elle-même demande l'augmentation des décharges dans les écoles de plus de dix classes, ce qui montre bien que même au sein de votre majorité certains considèrent que vos mesures sont insuffisantes.
L'amendement II-CF421 vise à recruter 10 428 enseignants afin qu'aucune classe de collège ne dépasse 24 élèves. La crise sanitaire a montré que les petits effectifs en classe favorisent les apprentissages et apaisent le climat scolaire. Contrairement à ce que propose le gouvernement, qui supprime encore 2 500 postes cette année, la baisse de la démographie scolaire doit être considérée comme une opportunité pour réduire la taille des effectifs en classe.
Voyez les conditions dans lesquelles les recrutements ont été effectués lors des deux dernières rentrées, avec ces « speed datings » d'une trentaine de minutes. Vaut-il mieux compter quatre élèves en moins dans une classe face à un professeur novice qui ne restera pas plus de quelques semaines en place, ou bien 28 élèves face à un professeur expérimenté et bien formé ? Les moyens seraient mieux affectés à la formation initiale des professeurs ayant suivi le cursus ad hoc, ou bien investis dans la politique familiale qui permettrait à la démographie française de retrouver des couleurs.
Ce n'est pas seulement en augmentant les crédits que nous augmenterons le niveau des élèves en mathématiques. Je rappelle la volonté du ministre de l'Éducation nationale de renforcer les savoirs fondamentaux et les mathématiques dès les plus petites classes. Avis défavorable.
... l'augmentation du nombre de postes et il nous a été répondu que cette mesure était inefficiente sans formation. Alors nous y voilà. Je rappelle qu'en 2020, les crédits de formation ont subi une diminution de près de 30 millions d'euros. Le financement de la formation est d'autant plus important que la réforme de la formation initiale instaurée lors du précédent quinquennat consiste à confier une classe à un enseignant stagiaire sans accompagnement, cette technique de pré-titularisation servant au passage de prétexte aux suppressions de postes d'enseignants.
Cet amendement a pour objectif d'encourager la formation initiale des personnels de l'Éducation nationale pour l'accueil des élèves allophones. Seuls 16 % des élèves allophones sont scolarisés dans une classe spécifique, et la très grande majorité d'entre eux le sont en lycée professionnel. Cet amendement suit une recommandation de la Cour des comptes du 15 mars 2023.
... enseignants. Des syndicats et des associations de parents d'élèves font état de certaines difficultés à cet égard, c'est pourquoi nous devrons débattre également des pôles d'appui à la scolarité. Avant que les parents ne s'enferment dans l'enfer bureaucratique des MDPH pour obtenir une notification d'AESH, il faut disposer du matériel éducatif adapté. Il sera nécessaire d'augmenter le nombre des classes Ulis et les places en IME pour appréhender le problème dans sa globalité.
...des milieux populaires n'ont jamais pu faire l'expérience des voyages scolaires. Le rapport rédigé par Jean-Paul Delahaye sur la grande pauvreté et la réussite scolaire a montré que ces enfants étaient souvent exclus de ces voyages scolaires faute de pouvoir financer le reste à charge avec les fonds sociaux. Or les voyages scolaires représentent une opportunité unique de renforcer la cohésion des classes, de découvrir de nouveaux territoires en France ou à l'étranger, et de pratiquer des langues. Les Écologistes proposent par conséquent de mettre en place un grand plan de financement des voyages scolaires pour que chaque élève puisse y participer à chaque stade de la scolarité, au primaire, au collège et au lycée.
Nous avons évoqué tout à l'heure les investissements menés sur le bâti scolaire à Mayotte, où un déficit de 800 salles de classe est constaté. Cet amendement vise à accélérer la construction d'écoles à Mayotte en abondant le budget de 10 millions d'euros supplémentaires.
En 2020, le ministère de l'Éducation nationale, en partenariat avec la Fondation des hôpitaux de Paris présidée par Mme Brigitte Macron, a lancé le programme Travailler ensemble à distance et en interaction (TED-i). Ce programme permet à un élève empêché par une pathologie grave de bénéficier d'un robot de téléprésence qui matérialise sa présence dans sa classe d'origine afin de maintenir ses liens avec ses enseignants et ses camarades. 4 000 robots sont actuellement déployés, mais 1,5 million d'euros supplémentaire sont nécessaires pour l'action 8 du programme 214, afin d'assurer la poursuite de ce dispositif, sans quoi les élèves seraient privés de ce robot.
L'amendement II-CF983 vise à faire de la gratuité de l'école une réalité dans les écoles du Réseau d'éducation prioritaire REP et REP+, qui concentrent les élèves issus de familles accumulant les difficultés sociales. Dans ces écoles, on estime que 13 % des élèves se présentent le matin en classe le ventre vide. Ils ne sont donc pas aussi disponibles que les autres pour l'apprentissage et sont entravés dans leur réussite scolaire. L'amendement II-CF1002 est un amendement de repli sur la gratuité de l'école dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Il interpellera peut-être nos collègues de la majorité relative puisqu'il traduit le souhait exprimé par l'ancien ministre ...
Il s'agit par cet amendement de rattraper l'écart considérable observé entre la rémunération des enseignants français et la moyenne de la rémunération des enseignants dans les pays de l'OCDE. Cet écart de 18,5 % dit bien le déclassement salarial que connaissent les professeurs, eux qui commençaient leur carrière à un équivalent de 2,2 SMIC dans les années 1980, et qui la débutent aujourd'hui à un équivalent de 1,26 SMIC. Depuis 2010, sous l'effet de la non-revalorisation du point d'indice, les enseignants ont perdu chaque année l'équivalent d'un mois de pouvoir d'achat. Cet amendement ne relève pas de la défense d'intérêts c...
...t d'appel, qui me donne l'occasion d'évoquer le décrochage du pouvoir d'achat des enseignants depuis 2010. Il faudrait augmenter leur traitement de 30 % pour rattraper les conséquences de ce décrochage. Je souhaite le dire ici, pour montrer à quel point nos professeurs sont maltraités et dénoncer cette politique d'appauvrissement des professeurs mise en œuvre année après année, qui conduit à ce déclassement insupportable.
...sur les suppressions de postes accumulées depuis 2017. Vous allez nous expliquer qu'il convient de tenir compte de la baisse de la démographie scolaire, qui est réelle en effet. Mais la question derrière ce débat est celle de la qualité d'enseignement que nous voulons pour nos élèves. Vous avez vous-même validé un principe que nous défendons depuis longtemps, selon lequel des effectifs réduits en classe garantissent de meilleures conditions d'apprentissage. C'est le sens de votre politique de dédoublement des classes en zones d'éducation prioritaire, politique que nous soutenons d'ailleurs. Saisissons-nous de l'opportunité représentée par la baisse de la démographie scolaire pour accroître le taux d'encadrement en classe, en recrutant à cette fin le nombre d'enseignants nécessaire.
Je peux témoigner de la réalité éprouvée en cette rentrée 2023. Dans ma circonscription, à Argenteuil, où les écoles sont quasiment toutes en REP ou en REP+, les effectifs en classe pour les niveaux non dédoublés, comme les petites sections de maternelle ou les CE2, s'approchent de vingt-six ou vingt-sept élèves. Et dans les classes dédoublées, les enfants ne sont pas douze par classe, mais plutôt quatorze ou quinze. Ce sont des niveaux qui n'avaient jamais été atteints. Nous manquons de professeurs. L'amélioration de la moyenne nationale du taux d'encadrement masque de fort...
Vous dites que vous avez répondu au problème du manque d'attractivité. Dès lors, je ne comprends pas pourquoi 3 163 postes n'ont pas été pourvus aux derniers concours de recrutement. Par ailleurs, à propos des disparités territoriales, vous savez bien que dans certains territoires ruraux le taux d'encadrement supérieur à la moyenne nationale recouvre des réalités très particulières, avec des classes uniques ou des écoles à deux classes, dans lesquelles les enseignants sont face à trois ou quatre niveaux différents, voire huit pour certains. Il ne faut pas se cacher derrière ces chiffres.