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24 septembre 2020

Proposition de résolution N° 3305

en application de Article 34-1 de la Constitution invitant le Gouvernement à faire de la lutte contre les violences obstétricales et gynécologiques une priorité et à mettre en œuvre les recommandations du Haut Conseil à l’Egalité en la matière

Extrait

Mesdames, Messieurs, Il y a cinquante ans, naissait le mouvement de libération des femmes dont l’une des premières revendications fut le droit des femmes à disposer librement de leurs corps.

Un demi‑siècle plus tard, ce droit et surtout cette liberté ne sont toujours pas effectifs dans l’un des domaines les plus intimes et sensibles qui soit de la vie des femmes et des familles : la santé gynécologique et l’accouchement.

Chaque année, près de 750 000 françaises donnent naissance tandis qu’on estime à 50 le nombre de consultations gynécologiques et obstétricales au cours de la vie d’une femme (frottis réguliers, renouvellement de contraception, interruptions volontaires de grossesses, consultations pré et post accouchements…). Parce qu’il est culturellement présenté, et bien souvent pratiqué comme un « contrôle technique », le suivi gynécologique ne fait guère de place à l’empathie, à la prise en compte de la douleur morale et physique des...

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