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Intervention en hémicycle le 30/03/2021 : Droit au respect de la dignité en détention

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Dimitri Houbron

Je tiens tout d'abord à saluer et féliciter Mme la rapporteure, Caroline Abadie, pour son travail de longue haleine sur la question pénitentiaire et pour cette proposition de loi qui contribue à améliorer les conditions de détention. En effet, elle vise à créer un recours devant le juge judiciaire pour les détenus lorsqu'ils subissent des conditions indignes de détention. Avant tout, il faut rappeler ce qu'est le rôle de la peine de prison. Notre code pénal le définit clairement à son article 130-1, qui poursuit trois objectifs : protéger la société, sanctionner l'auteur et favoriser son insertion ou sa réinsertion. La sanction de l'auteur se traduit donc ...

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Intervention en hémicycle le 19/03/2021 : Droit au respect de la dignité en détention

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Dimitri Houbron

Fiodor Dostoïevski écrivait que nous ne pouvons juger du degré de civilisation d'une nation qu'en visitant ses prisons. Force est de constater que cette proposition de loi tendant à créer un recours devant le juge judiciaire pour les détenus, lorsqu'ils subissent des conditions de détention indignes, vise un enjeu de civilisation. Il faut avant tout rappeler ce qu'est le rôle de la peine de prison : notre code pénal le prévoit clairement en son article 130-1. La peine poursuit trois objectifs : protéger la société, sanctionner l'auteur d'une infraction et favoriser son insertion ou sa réinsertion. En l'espèce, la sanction se traduit par une privation de sa ...

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Intervention en hémicycle le 17/03/2021 : Justice de proximité et réponse pénale

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission mixte paritaire

Dimitri Houbron Je commencerai par adresser mes sincères remerciements au groupe auquel j'appartiens, Agir ensemble, qui m'a fait confiance en novembre dernier pour défendre cette proposition de loi. Elle sera d'ailleurs la première de notre groupe à être définitivement votée ; j'en suis particulièrement honoré. Je vous remercie également, monsieur le garde des sceaux, ainsi que vos services, pour la qualité des travaux que nous avons menés ensemble sur cette proposition de loi. J'adresse bien sûr mes remerciements à François Petaux, administrateur de la commission des lois, ainsi qu'à Cécile Charrière, collaboratrice du groupe Agir ensemble, pour leur travail à mes ...

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Intervention en hémicycle le 15/03/2021 : Protection des jeunes mineurs contre les crimes sexuels

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Dimitri Houbron

L'un des objectifs de cette proposition de loi, comme de nos débats, est de libérer la parole : celle des victimes, mais aussi celle de ceux qui savent et qui se taisent. Tel est le sens de cet amendement, qui vise à calquer les délais de prescription du délit de non-dénonciation sur ceux qui s'appliquent aux faits mêmes en cause, c'est-à-dire dix ans pour un délit et vingt ans pour un crime. Nous souhaitons cette mesure depuis longtemps ; nous la proposions déjà lors de l'examen de la proposition de loi de Mme Santiago renforçant la protection des mineurs victimes de violences sexuelles, et nous continuerons à le faire si elle n'est pas adoptée aujourd'hui.

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Intervention en hémicycle le 15/03/2021 : Protection des jeunes mineurs contre les crimes sexuels

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Dimitri Houbron

J'invoquerai les mêmes raisons que Mme Florennes. Ce phénomène d'ampleur a déjà été évoqué durant nos échanges et dans le rapport de Mme la rapporteure. Le fait pour un majeur de demander à un mineur de moins de 15 ans, par le biais des nouvelles technologies, de réaliser certains axes actes sexuels à distance bénéficie jusqu'à présent d'un vide juridique, que nous proposons de combler ce soir. J'espère donc que ces amendements seront votés.

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Intervention en hémicycle le 15/03/2021 : Protection des jeunes mineurs contre les crimes sexuels

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Dimitri Houbron

Nous avons déjà eu ce débat : il s'agit de préciser que l'acte de pénétration peut être administré ou subi. Cette précision, apportée par la loi de 2018, consacre une jurisprudence constante. Il est important de la rappeler ici.

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Intervention en hémicycle le 15/03/2021 : Protection des jeunes mineurs contre les crimes sexuels

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Dimitri Houbron

Je considère qu'il a été très bien défendu par ma collègue Isabelle Florennes.

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Intervention en hémicycle le 15/03/2021 : Protection des jeunes mineurs contre les crimes sexuels

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Dimitri Houbron

Comme l'ont indiqué le ministre et ma collègue Isabelle Florennes, cette mesure concrétise une avancée de la loi de 2018 dans laquelle nous avions repris la jurisprudence constante de la chambre criminelle depuis 1984 : qu'elle soit administrée ou subie par la victime, la fellation est un viol. Il paraît indispensable de le préciser dans le présent texte.

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Intervention en hémicycle le 15/03/2021 : Protection des jeunes mineurs contre les crimes sexuels

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Dimitri Houbron

Je voudrais d'abord adresser mes sincères remerciements à Mme la rapporteure pour l'esprit de coconstruction dont elle a fait preuve dans l'examen de cette proposition de loi et bien sûr remercier les deux membres du Gouvernement présents au banc pour leur volonté constante de mieux protéger nos enfants, tout en respectant les principes constitutionnels. Cette proposition de loi consacre un combat de plusieurs décennies. J'aimerais pour cela remercier l'ensemble de la société civile, le tissu associatif, les acteurs de terrain – que vous avez encore rencontrés ce matin, monsieur le ministre, monsieur le secrétaire d'État – , mais aussi les parlementaires ...

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Intervention en hémicycle le 18/02/2021 : Protection des mineurs victimes de violences sexuelles

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Dimitri Houbron

C'est avec grand plaisir que je m'exprime devant vous pour vous dire que, bien évidemment, le groupe Agir ensemble votera pour cette proposition de loi. Certes, il reste du travail, et la navette parlementaire nous permettra d'avancer encore sur bon nombre de sujets. L'adoption des amendements de la rapporteure a malheureusement eu pour conséquence de faire tomber les amendements que nous avions déposés pour défendre des propositions sur certains points : je pense notamment à la qualification pénale des infractions créées par ce texte et à l'allongement des délais de prescription pour le délit de non-dénonciation. Puisque ce point n'a pas été abordé au cours ...

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Intervention en hémicycle le 18/02/2021 : Protection des mineurs victimes de violences sexuelles

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Dimitri Houbron

Si vous le permettez, monsieur le président, j'en profiterai pour soutenir également le no 146, qui est un amendement de repli : cela nous fera gagner du temps. La loi du 3 août 2018 porte le délai de prescription des infractions sexuelles criminelles subies par un mineur à trente ans à compter de la majorité de celui-ci. Le délit de non-dénonciation de tels faits relève quant à lui du droit commun en matière de prescription, c'est-à-dire six ans révolus à compter du jour de la commission de l'infraction. Or ceux qui savent et qui se taisent doivent prendre conscience de la gravité de leur silence : en n'assumant pas leurs responsabilités, ils autorisent la ...

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Intervention en hémicycle le 18/02/2021 : Protection des mineurs victimes de violences sexuelles

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Dimitri Houbron

Au nom du groupe Agir ensemble, je tiens moi aussi à exprimer l'entier soutien des députés membres de ce groupe à notre grande présidente de la commission des lois. Les propos exprimés dans le mail qu'elle a reçu sont inqualifiables, mais ils nous donnent au moins un exemple supplémentaire, s'il en fallait un, pour montrer que notre combat contre l'antisémitisme continue chaque jour. Je pense, bien sûr, à nos concitoyens qui en sont victimes tous les jours, et auxquels nous pouvons aussi adresser le message qu'ils doivent dénoncer ce qu'ils subissent. J'ai l'intime conviction, et le garde des sceaux ne me contredira pas sur ce point, que la justice saura faire ...

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Intervention en hémicycle le 18/02/2021 : Protection des mineurs victimes de violences sexuelles

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Dimitri Houbron

Je veux dire à mes collègues que le débat sur l'imprescriptibilité a déjà eu lieu en 2018 et que j'ai beaucoup de respect pour eux, même si je ne partage pas leur opinion. Je sais combien tout cela part d'une bonne intention. Je suis opposé à l'imprescriptibilité pour plusieurs raisons. D'abord, depuis 2018, nous avons instauré des délais dérogatoires pour protéger davantage les victimes sur lesquelles des faits ont été commis lorsqu'elles étaient mineures, puisqu'elles peuvent désormais porter plainte jusqu'à l'âge de quarante-huit ans. Ensuite, comme cela a été dit, il y a un phénomène de déperdition des preuves. Soixante ans après, il est très ...

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Intervention en hémicycle le 18/02/2021 : Protection des mineurs victimes de violences sexuelles

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Dimitri Houbron

Mon intervention s'inscrit dans le même esprit que celle de M. Balanant. En effet, si l'amendement de Mme la rapporteure est voté, les autres sur l'article 3 tomberont. Or, comme nous l'avions fait s'agissant de l'article 1er, nous avons déposé un amendement visant à mieux définir les infractions autonomes que nous cherchons à créer avec ce texte. À cet égard, notre frustration est d'autant plus grande que je crois que Mme la rapporteure prévoyait de donner des avis favorables à nos propositions de définitions. J'espère donc que nous pourrons continuer de travailler à la rédaction de la proposition de loi au cours de la navette parlementaire.

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Intervention en hémicycle le 18/02/2021 : Protection des mineurs victimes de violences sexuelles

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Dimitri Houbron

Un enfant, c'est le commencement de ce qu'il doit être ; le protéger, c'est finalement renforcer l'adulte citoyen qu'il deviendra. Les enfants sont des êtres en construction que notre rôle de législateur, de par notre mandat, mais aussi d'adultes responsables, de par notre état, est de protéger. Rappelons ici quelques chiffres afin de souligner l'impérieuse nécessité de légiférer et d'apporter des solutions aux problèmes évoqués par cette proposition de loi : 40 % des viols et tentatives de viols déclarés concernent des enfants de moins de 15 ans ; 27 % touchent des enfants de moins de 10 ans ; on estime qu'un enfant est violé toutes les heures en France, ...

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Intervention en hémicycle le 18/02/2021 : Protection des mineurs victimes de violences sexuelles

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Dimitri Houbron

J'aimerais commencer par vous remercier, madame la rapporteure, pour votre engagement depuis de nombreuses années sur cette question et pour cette proposition de loi. Je tenais aussi à saluer notre collègue Sophie Auconie qui, je l'ai appris, nous quittera prochainement, en lui témoignant de mon amitié et de la fierté que j'ai eue de siéger en tant que jeune parlementaire à ses côtés.

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Intervention en hémicycle le 29/01/2021 : Lutte contre la maltraitance animale

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron La complicité implique que l'infraction principale ait été consommée. Dès lors, cela ne permet pas de sanctionner une personne qui a publié une annonce s'il n'y a pas eu ensuite de rencontre ayant donné lieu à des sévices. Si nous voulons lutter contre ces phénomènes, le dispositif que nous proposons me paraît indispensable. Nous pouvons néanmoins revoir la rédaction des amendements à la faveur de la navette.

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Intervention en hémicycle le 29/01/2021 : Lutte contre la maltraitance animale

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Il s'agit d'un amendement de coordination, qui vise à ramener les peines encourues en l'espèce de quatre ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende – niveau que nous avions fixé en commission – à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende – niveau maximal des peines encourues pour les autres sévices graves. Il faut que l'échelle des peines ait un sens.

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Intervention en hémicycle le 29/01/2021 : Lutte contre la maltraitance animale

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron … sont commis dans le cadre de la captivité. L'adoption de ce sous-amendement serait de toute façon trop risquée, car le reste du texte s'en trouverait bouleversé.

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Intervention en hémicycle le 29/01/2021 : Lutte contre la maltraitance animale

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Il faut selon moi conserver la terminologie qui figure dans le code pénal, car n'apporter cette modification que dans le seul article 11 ter serait une source de confusion considérable. Je suis convaincu que la quasi-totalité des sévices de ce type…

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Intervention en hémicycle le 29/01/2021 : Lutte contre la maltraitance animale

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Dès lors qu'il y a un lien avec les appareils génitaux des animaux, la question ne se pose pas. Mais si l'on considère le cas de figure où une personne incite l'animal à lui lécher les parties intimes, cet acte n'est pas considéré comme faisant partie des sévices à caractère sexuel et n'est donc pas sanctionné. Il me semble par conséquent indispensable de préciser la notion de sévices à caractère sexuel commis sur un animal, ce qui n'implique pas que les magistrats aillent jusqu'à sanctionner le fait de caresser la crinière d'un cheval.

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Intervention en hémicycle le 29/01/2021 : Lutte contre la maltraitance animale

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron J'ai un désaccord avec M. le ministre, ce qui est assez rare. Lorsqu'un père brosse les cheveux de sa fille, on ne se pose pas la question de savoir si cela a un caractère sexuel.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Il complète et précise la notion de sévices à caractère sexuel commis sur un animal. Ces discussions sont, certes, un peu compliquées, mais elles sont nécessaires. Il y a très peu de condamnations pour de tels sévices, et ceux-ci ne sont retenus par les juridictions que lorsqu'il y a pénétration. Cette jurisprudence laisse supposer qu'il faut qu'il y ait pénétration de l'animal pour que ce type de sévices soit sanctionné. C'est la raison pour laquelle cet amendement propose que les autres sévices de nature sexuelle puissent également être pris en compte et sanctionnés par les magistrats. La définition des sévices à caractère sexuel envers un animal ...

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Intervention en hémicycle le 29/01/2021 : Lutte contre la maltraitance animale

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Il vise à créer, s'agissant des animaux faisant l'objet de sévices de nature sexuelle, un système de protection juridique s'inspirant de celui qui existe pour le proxénétisme. Les outils numériques et les réseaux sociaux favorisent le développement de la zoophilie en facilitant les mises en relation. La législation doit casser ces chaînes de connexion, ces petites annonces où des individus cherchent à contacter des propriétaires pour avoir des relations sexuelles avec leurs animaux. Pour protéger ces derniers, je propose de nous inspirer de la lutte contre le cyber-proxénétisme. À défaut, j'ai peur que nous ne soyons dans l'incapacité de fermer les sites ...

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Intervention en hémicycle le 29/01/2021 : Lutte contre la maltraitance animale

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Avoir employé le terme de « zoopornographie » dans le texte de loi n'était pas forcément satisfaisant d'un point de vue juridique. J'avais imaginé un dispositif similaire à celui utilisé pour réprimer la pornographie ayant pour sujet un mineur, mais je reconnais que tout n'est pas transposable à la maltraitance animale. Le nouveau dispositif proposé s'inspire de celui qui concerne le « happy slapping », ou – en bon français – les vidéos de lynchage ou d'agression. On se base sur la notion de complicité d'actes de maltraitance lorsque quelqu'un profite de ces actes pour les enregistrer et les diffuser. Le dispositif étant plus simple et la preuve de ...

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Intervention en hémicycle le 29/01/2021 : Lutte contre la maltraitance animale

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Je comprends l'objectif de M. Éric Diard. À titre personnel, je suis d'accord avec lui, mais la commission a donné un avis défavorable.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron L'amendement est déjà satisfait par le droit en vigueur, notamment par l'article L. 215-11 du code rural et de la pêche maritime, dont le premier alinéa me semble correspondre à vos préoccupations : « Est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, le fait pour toute personne exploitant un établissement de vente [… ] ou un élevage d'exercer ou de laisser exercer sans nécessité des mauvais traitements envers les animaux placés sous sa garde. » Demande de retrait, sinon avis défavorable.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron C'est le même principe que celui des peines plancher : vous ne laissez pas aux magistrats la possibilité de prononcer une peine d'une durée inférieure. Avis défavorable à l'amendement no 154, car je suis attaché à la capacité d'appréciation des magistrats.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Il prévoit que la peine complémentaire d'interdiction d'exercer une activité professionnelle ou sociale, dès lors que les facilités que celle-ci procure ont été sciemment utilisées pour préparer ou commettre l'infraction, puisse être prononcée à titre définitif. Dans le cas où cette peine serait prononcée à titre provisoire, la durée de l'interdiction ne pourrait excéder cinq ans, comme le prévoit l'actuelle rédaction de l'article 521-1 du code pénal.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Nous avons entendu, lors de nos auditions, l'inquiétude des associations à l'idée d'être obligés d'organiser ces stages. Il est évident qu'il n'y aura pas d'obligation et que cela ne se fera que sur la base du volontariat. En revanche, il me paraît en effet nécessaire que le monde associatif puisse participer à l'élaboration des programmes de stage, mais je laisserai le Gouvernement vous répondre. Pour ma part, je demande le retrait de l'amendement.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Je comprends votre objectif, mais votre rédaction, trop limitative, ne prend pas en compte les autres espèces animalières, ce qui produit l'effet inverse de ce que vous souhaitez. Je précise en outre que l'article 8 quater crée dans le code pénal un article 521-1-2, qui s'applique aux animaux domestiques, mais également aux animaux apprivoisés ou tenus en captivité. Il me semble donc qu'à l'inverse de ce que vous suggérez, l'article 8 quater devrait être modifié par la suppression de l'adjectif « domestique » et non par l'ajout d'autres espèces. La navette nous permettra d'avancer sur ce point, dont vous avez déjà discuté avec le rapporteur général au ...

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Je ne suis pas sûr de comprendre la distinction que vous faites entre abandon sauvage simple et abandon sauvage avec cruauté. Je vous rappelle que Laëtitia Romeiro Dias a défendu un amendement aggravant les sanctions dès lors que l'abandon mettait en danger l'animal. Il me semble que l'abandon « simple » d'un animal constitue déjà un acte de cruauté et qu'à ce titre il doit être sanctionné comme il se doit, selon l'article 521-1 du code pénal. Avis défavorable.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Plutôt qu'aux peines planchers, je crois davantage à la sensibilisation des juges, notamment au moment de leur formation au sein de l'École nationale de la magistrature. Bon nombre de nos magistrats sont déjà sensibilisés au problème de la maltraitance animale mais ce n'est sans doute pas le cas de tous, je vous l'accorde. Quant à la récidive, je répète que le cas est déjà prévu par le code pénal, et il dépend donc du garde des sceaux de s'assurer que la loi est bien appliquée. Y revenir ici ne ferait que créer de la confusion et, le mieux étant l'ennemi du bien, j'émets un avis défavorable.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron L'expérience des peines planchers n'est pas parvenue à prouver leur efficacité contre la récidive et la réitération. En outre ces peines planchers contreviennent à mon sens au principe fondamental qui guide nos juridictions et nos magistrats, à savoir l'individualisation de la peine. Il faut laisser aux magistrats le pouvoir d'apprécier la sanction qu'ils estiment la plus efficace à la fois pour sanctionner le délit mais aussi pour éviter la récidive et la réitération des faits. Ce sera donc un avis défavorable, puisque je suis, personnellement, très opposé au principe des peines plancher.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Chers collègues, je vous écoute toujours attentivement sans jamais vous interrompre. Je vous appelle à en faire autant. Chacun votera en son âme et conscience, et l'Assemblée se prononcera en sagesse ; je vous explique simplement les raisons pour lesquelles je tiens particulièrement à cet article.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Par ailleurs, l'article 122-7 du code pénal dispose déjà qu'une personne peut intervenir pour préserver un bien. Je ne vois pas en quoi le fait d'y insérer le mot : « animal » vous inquiète particulièrement. C'est un symbole fort, si bien que voter contre l'article 8 bis serait envoyer un mauvais signal. Cela reviendrait à considérer qu'il n'y a pas de distinction du tout entre un bien et…

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron S'il en fallait une à chaque fois, un parlementaire ne pourrait plus faire aucune proposition. Cela étant, le travail a été fait. Je m'en remets à l'expertise du ministère de la justice qui, après avoir examiné attentivement la disposition pour rechercher d'éventuels effets de bord, a conclu que ce n'était pas le cas pas et que sa portée était symbolique. Si vous n'avez pas confiance dans les services de la chancellerie… Mais même si cette mesure est symbolique, voter contre l'article 8 bis serait envoyer un mauvais signal, à l'inverse de ce que la commission a voulu signifier en affirmant qu'un animal, être doué de sensibilité, n'est pas la même chose ...

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Monsieur Lambert, je reconnais votre volonté de conserver un débat apaisé, mais votre reproche est injustifié. Même si on peut le regretter, une proposition de loi ne donne pas lieu à une étude d'impact ; son auteur n'a d'ailleurs pas les moyens d'en faire une. De la même manière, je ne crois pas que les amendements que vous nous proposerez dans quelques instants aient fait l'objet d'une étude d'impact !

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Je vous l'assure. Mais même si elle est symbolique, cette mesure est importante, comme celle que nous avons prise en 2015, lorsque l'animal a été reconnu comme un être doué de sensibilité dans le code civil. Si nous la supprimions, nous pourrions laisser penser que nous mettons sur un pied d'égalité un bien matériel et un animal doué de sensibilité.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Actuellement, l'animal n'a pas de personnalité juridique et fait partie de la catégorie des biens. Si bien qu'en réalité, l'article 122-7 dont M. Perea a cité les termes permet déjà d'intervenir pour sauver un animal en danger. En effet, comme l'a expliqué Cédric Villani, la modification que j'ai proposée en commission a une portée essentiellement symbolique : son but est de faire une distinction entre un bien et un être doué de sensibilité. N'ayez donc pas d'inquiétude. Aucune disposition du code pénal n'a pour conséquence d'exonérer de sa responsabilité une personne qui s'attaque à un élevage ou à un abattoir, pas même l'article 122-7, lequel ...

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Si je comprends votre objectif, il me semble que la notion d'espace réduit, qui peut englober une multitude de situations, sera difficile à caractériser pour le juge. Citons le cas des box pour chevaux. Je ne peux cependant pas vous donner tort sans me dédire puisque j'avais moi-même déposé un amendement similaire au vôtre en commission. Comme vous, je pense qu'il n'est pas satisfaisant que les mauvais traitements demeurent sanctionnés par l'article R. 654-1 du code pénal, qui prévoit une contravention de quatrième classe, soit 750 euros d'amende au maximum pour les auteurs. À titre personnel, je ne suis pas donc pas opposé à votre amendement auquel la ...

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Avis défavorable. Le code rural et de la pêche maritime prévoit déjà, au chapitre V du titre Ier du livre II, plusieurs dispositions pénales et sanctions correspondant aux infractions visées par votre amendement. Les peines sont moins sévères que celles que vous proposez, mais des sanctions sont prévues notamment aux articles L. 215-10 à L. 215-13 du même code. Il me semble que vous auriez plutôt dû viser ces articles. Sur le fond, à titre personnel, je comprends votre objectif, mais je donnerai un avis défavorable à cause de la forme.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron Je salue l'avancée permise par cet amendement, qui n'est pas anodine : la mort donnée volontairement et sans nécessité deviendra un délit et non plus une contravention. L'avis favorable sur l'amendement, à la condition que les sous-amendements proposés soient adoptés puisqu'ils retirent de l'amendement le dispositif de l'amende forfaitaire, pratiqué notamment pour l'usage de stupéfiants et qui ne me semble en l'espèce pas opérant. Si l'amende forfaitaire est supprimée, la commission émet un avis très favorable.

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Dimitri Houbron, rapporteur de la commission des affaires économiques pour le chapitre II

Dimitri Houbron S'agissant de l'amendement no 27, la rédaction actuelle du code pénal me paraît satisfaisante puisque la confiscation est possible ; il ne s'agit que de laisser une marge d'appréciation au juge, ce qui me paraît indispensable. Concernant l'amendement no 116, le deuxième alinéa de l'article 521-1 du code pénal permet déjà de retirer l'animal à un gardien ou à une personne le détenant qui se seraient rendus coupable de sévices. Il n'est donc pas seulement question du propriétaire. Je rappelle également que le troisième alinéa du même article prévoit des « peines complémentaires d'interdiction [… ] de détenir un animal et d'exercer [… ] une activité ...

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